L’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) exprime son inquiétude et se place fermement en opposition contre le projet de loi du gouvernement du Québec visant à interdire les salles de prière et les espaces religieux dans les établissements postsecondaires.
Les salles de prières jouent un rôle important au sein du campus partout dans la province. Pour plusieurs membres de la communauté étudiante, il s’agit d’un lieu silencieux et respectueux leur permettant de pratiquer leur religion et de maintenir leur équilibre pendant leurs études. Ces espaces répondent aux besoins de notre corps étudiant diversifié. Ils existent depuis longtemps et n’ont jamais interrompu les activités universitaires. Ce n’est pas en limitant ou en interdisant ces espaces qu’on peut régler les problèmes qu’avance le gouvernement. Ça aura plutôt un impact sur le droit des étudiant·es de pratiquer leur religion de manière organisée et respectueuse.
Il y a déjà des restrictions quant au port de signes religieux qui impactent certains fonctionnaires, et ceci affecte aussi les étudiant·es qui cherchent à faire carrière dans le secteur public. Plus la liberté d’expression religieuse est menacée dans les établissements postsecondaires, plus nous nous inquiétons au sujet de l’équité, de l’accès, et de l’inclusion. Ces mesures stigmatisent les minorités religieuses et ethniques au sein des communautés collégiales et universitaires. Ce projet de loi ignore le rôle intégral des étudiant·es sur nos campus et dans la société canadienne. Nous estimons grandement leurs contributions au sein de nos écoles et dans nos communautés. La liberté de conscience et de religion est un droit fondamental protégé par la Charte canadienne des droits et libertés et par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Les universités doivent demeurer un lieu de respect envers la diversité de pensée, d’identité, et de croyance.
Nous allons continuer de plaider au nom de notre communauté, et de défendre nos étudiant·es lorsqu’il en vient à leur droit de pratiquer leurs croyances de manière digne et sécuritaire sur le campus.
Signé
Le Conseil législatif de l’Association étudiante de l’Université McGill

