Violence sexuelle

Violence sexuelle

Violence sexuelle

Vous trouverez ci-dessous une liste d’informations concernant la violence sexuelle sur le campus ainsi que les ressources communautaires disponibles à McGill. Dans ce texte, nous ferons référence aux personnes qui ont fait face à des violences sexuelles en tant que survivant·e·s, bien que nous comprenions que tout le monde ne choisit pas de s’identifier de la sorte; toute terminologie choisie par quelqu’un pour définir ou caractériser leur expérience de violence sexuelle, d’abus, d’agression, de préjudice et de traumatisme est un choix individuel valable et important.

Nous avons également cherché à inclure des informations sur toutes les mesures prises par l’AÉUM pour être proactive au niveau de la prévention et du soutien en matière de violence sexuelle sur le campus de McGill, au Québec et à travers le Canada.

Qu’est-ce que la violence sexuelle? Comprendre et reconnaître les expériences de préjudice

Souvent, les personnes qui subissent des préjudices ont du mal à reconnaître que leurs expériences sont effectivement des expériences de violence sexuelle. Dans plusieurs cas, en raison de la culture du viol et de la normalisation de la violence sexuelle, à moins qu’une expérience ne constitue une forme grave d’agression, les individus ont du mal à reconnaître leurs expériences et à chercher du soutien. Il est important de comprendre que la violence sexuelle est une vaste catégorie qui englobe une gamme de préjudices. Ce n’est jamais de votre faute.

Selon notre À Notre tour : plan d’action nationale, dans les catégories les plus larges, la violence sexuelle est définie ainsi :

« Tout geste à caractère sexuel ou geste qui cible la sexualité d’un individu, son identité de genre ou son expression de genre, qu’il s’agisse d’un acte de nature physique ou psychologique, posé contre un individu sans le consentement de cet individu, y compris les menaces et les tentatives. »

Les exemples de violence sexuelle incluent, sans se limiter à :
  • AGRESSION SEXUELLE
    Toute forme de contact sexuel ou la menace de contact sexuel sans le consentement de la personne.
  • HARCÈLEMENT SEXUEL
    Tout acte ou comportement non désiré d’une nature sexuelle qui nuit à l’environnement de travail, d’apprentissage ou aux conditions de vie, ou qui mène à des conséquences néfastes pour la personne qui fait l’objet du harcèlement.
  • STALKING (TRAQUE)
    Adopter un comportement qui mène une personne à se soucier de sa sécurité physique ou psychologique, comme suivre quelqu’un ou communiquer avec quelqu’un à maintes reprises par divers moyens, adopter un comportement menaçant, ou surveiller l’endroit où la personne se trouve.
  • EXHIBITIONNISME
    Exhiber son corps devant une personne à des fins d’ordre sexuel ou forcer une autre personne à se déshabiller afin d’exhiber son corps, sans son consentement.
  • VOYEURISME
    Observer, prendre en photo ou enregistrer de toute autre manière une personne dans un endroit où elle pourrait s’attendre à être en privé à des fins d’ordre sexuel.
  • PARTAGE OU ENREGISTREMENT NON CONSENSUEL D’UNE PHOTO OU D’UN ENREGISTREMENT À CARACTÈRE SEXUEL EXPLICITE
    Le partage d’une photo ou d’un enregistrement à caractère sexuel explicite d’une personne à une ou plusieurs personnes différentes de celles qui se trouvent dans la photo ou l’enregistrement sans le consentement de la personne qui se trouve dans la photo ou l’enregistrement.
  • STEALTHING (RETRAIT FURTIF)
    Le « stealthing » se définit comme le retrait furtif sans consentement du condom durant un rapport sexuel. Le retrait furtif du préservatif « expose les victimes [survivant·e·s] au risque physique de grossesse ou de maladie » et a été décrit par des survivant·e·s comme « une violation paralysante et rabaissante de l’accord sexuel. »
L’intersectionnalité de la violence sexuelle

À l’AÉUM, nous croyons que toutes les discussions entourant la violence sexuelle doivent adopter une approche intersectionnelle une approche intersectionnelle qui reconnaît la réalité selon laquelle les individus de certains groupes marginalisés subissent la violence sexuelle à des taux plus élevés et différemment de ceux de communautés plus privilégiées.

Plus spécifiquement, il est primordial de reconnaître que les personnes qui vivent différentes formes de marginalisation, incluant, mais sans s’y limiter, les femmes, les personnes trans et au genre non conforme, les personnes queer, les personnes de couleur et les personnes racialisées, les autochtones, les personnes ayant un statut socioéconomique plus faible et les personnes ayant un handicap sont affectées de manière disproportionnée par la violence sexuelle.

Aide

Si vous êtes en danger, veuillez quitter immédiatement cette page et appelez le 911.

La Politique sur la violence sexuelle et genrée de l’AÉUM a été créée pour fournir à la communauté de l’AÉUM une approche intersectionnelle centrée sur les survivant·e·s en matière de harcèlement sexuel, de violence basée sur le genre et de violence sexuelle, et ce, dans le contexte de l’AÉUM. Les coordonnateurs/trices anti-violence (CAV) sont responsables de mettre en application les quatre valeurs qui suivent : prévention, soutien, mobilisation et réponse. Ils/eles peuvent être contacté·e·s à l’adresse courriel suivante : avc@ssmu.ca.

Si vous avez été victime de violence sexuelle, sur le campus ou hors du campus ou avant de venir à McGill, sachez que ce n’est pas votre faute et que vous êtes cru·e et soutenu·e. Historiquement, l’AÉUM a échoué à soutenir les survivant·e·s de violences sexuelles dans plusieurs cas et à tenir ses membres et employé·e·s responsables pour les préjudices perpétrés. Cependant, l’équipe dirigeante en exercice va prendre des mesures concrètes pour changer la culture interne de l’AÉUM en travaillant simultanément avec les parties prenantes sur le campus dans lebut d’empêcher la violence sexuelle et de soutenir les survivant·e·s sur le campus de McGill.

Obtenir du soutien

Si vous ou un de vos proches êtes touché·e·s par la violence sexuelle, sachez que vous n’êtes pas seul·e·s. Il n’y a pas de réponse attendue ou requise au traumatisme. Plusieurs survivant·e·s sont tristes, fâché·e·s, ou ne ressentent rien. Pour plusieurs survivant·e·s, ça peut prendre plusieurs mois ou années pour identifier leurs expériences comme des violences sexuelles. Quelles que soient votre/vos réponses à votre/vos expérience·s, il y a à votre disposition des options gratuites de soutien centrées sur les survivant·e·s, si vous désirez vous en prévaloir.

À McGill et dans la communauté montréalaise, il y a des ressources pour vous : des ressources de pair-à-pair, des ressources pour les étudiant·e·s, et des ressources de soutien institutionnel. La violence sexuelle est une forme spécifique de préjudice qui requiert souvent le soutien de professionnel·le·s spécialisé·e·s et formé·e·s pour répondre aux traumatismes et à la violence basée sur le genre. L’accès aux ressources est entièrement à la discrétion des survivant·e·s et leurs besoins. Les ressources de soutien ci-dessous sont complètement confidentielles, sans jugement, et elles tiennent compte des traumatismes et disposent de personnel pouvant travailler avec les survivant·e·s de violences sexuelles pendant qu’ils/elles assimilent leurs expériences et recherchent la guérison. Les ressources gratuites sont disponibles à tout moment, peu importe quand les faits ont eu lieu.

Ressources étudiantes et pair à pair

  • SACOMSS : Le Sexual Assault Centre of the McGill Students’ Society est un organisme administré par des bénévoles engagé·e·s à soutenir les survivant·e·s d’agressions sexuelles et leurs allié·e·s via de la sensibilisation, de la défense et un soutien direct. Leurs services incluent le Drop-In and Line (DIAL), des groupes de soutien, de représentation et de sensibilisation. Le téléphone pour rejoindre le SACOMSS est le 514 398-8500.
  • Peer Support Centre de McGill : Le Peer Support Centre offre un soutien gratuit et sans jugement par des pairs en mesure de vous diriger vers d’autres ressources disponibles.
  • La McGill Students’ Nightline : La McGill Students’ Nightline est une ressource opérée par des pairs offrant un service d’écoute confidentiel, anonyme et sans jugement. Les services incluent une écoute active, des références vers d’autres ressources et de la gestion de crises. La Nightline peut être rejointe au 514 398-6246.
  • Clinique d’information juridique à McGill : La section Représentation étudiante de la CIJM peut aider les étudiant·e·s à explorer les politiques internes de McGill. Ses bénévoles peuvent informer, conseiller et représenter les étudiant·e·s qui font face à un litige à l’université. Elle peut également aider les étudiant·e·s contre qui une plainte a été déposée.
Ressources communautaires

  • Le Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal : Le Centre offre une gamme de services gratuits à toute personne victime d’agression sexuelle, d’abus sexuel et d’inceste, ainsi qu’à la famille et aux amis des survivant·e·s. Les services incluent de l’aide médicale et juridique et des thérapies individuelles pour les personnes de plus de 18 ans. Il offre aussi des services d’écoute, de soutien et de référence pour les personnes de tout âge et une ligne-ressource sans frais 24/7 pour tous. Le numéro de la ligne sans-frais est le 1 800 933-9007. Pour obtenir des informations sur ses services, composez le 514 933-4504.
  • Tel-Aide: Un centre d’écoute gratuit, anonyme et sans jugement pour les personnes en détresse. Offert en anglais et en français. Vous pouvez le rejoindre au 514 935-1101.
  • CIRCLES : CIRCLES est une ressource, une lettre de solidarité aux autres survivant·e·s et une reconstruction de ce que signifie guérir collectivement. Le document de ressources comprend une liste détaillée des services de soutien disponibles dans la communauté.
  • Projet 10 : Projet 10 travaille à promouvoir le bien-être personnel, social, sexuel et mental des jeunes et adultes lesbiennes, gais, bisexuel·le·s, transgenres, transsexuel·le·s, bispirituelles, intersexué·e·s et en questionnement âgé.e.s entre 14 et 25 ans. Il offre des services d’écoute active, des heures de “sans rendez-vous”, un service d’accompagnement et une ligne d’écoute disponible du mardi au mercredi de midi à 18 h et le jeudi de 13 h 30 à 18 h. Vous pouvez rejoindre la ligne d’écoute anonyme au 514 989-4585. On y offre du soutien par les pairs, de l’écoute active, des informations et des références vers des services pour la communauté LGBTIQ .
  • Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) : Le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels offre des services de première ligne gratuits et confidentiels en anglais, français ou espagnol à toute victime ou témoin de crime. Il fournit des services d’accompagnement lors des processus policiers et judiciaires ainsi qu’une intervention post-traumatique et psychosociale. Les centres fournissent également des informations juridiques, une assistance pour le dépôt de demandes ou la production de documents et des renvois vers des services spécialisés. Pour accéder à leurs services, vous devez d’abord prendre rendez-vous en appelant au 514 277-9860.
  • SOS violence conjugale : Service d’assistance téléphonique gratuit, confidentiel et bilingue pour les personnes vivant de la violence conjugale ou pour les gens qui appuient ces dernières. Offert 24/7. Ce service offre du soutien, des informations en matière de sécurité, des évaluations et des services de référence directe. Vous pouvez le joindre à Montréal au 514 873-9010 et ailleurs au Québec au 1 800 363-9010.
  • Centre d’aide et de lutte contre les agression à caractère sexuel (CALACS) : Le CALACS offre du soutien aux personnes ayant été victimes d’agression sexuelle. Il y a 2 centres CALAC à Montréal : Trêve Pour Elles et CALACS de L’Ouest-de-l’Île.
Ressources institutionnelles

  • Bureau d’intervention, de prévention et d’éducation en matière de violence sexuelle (OSVRSE) : Le Bureau d’intervention, de prévention et d’éducation en matière de violence sexuelle (OSVRSE) fournit un soutien à ceux et celles qui ont été touché·e·s par la violence sexuelle et basée sur le genre. Il fournit une intervention en cas de crise et des conseils à court terme et peut aider à relier les survivant·e·s aux ressources, aider à la planification de la sécurité, fournir des groupes de soutien et des activités, et aider grâce à des accommodements en milieu scolaire ou de travail. Il peut fournir des informations sur les processus de dénonciation et les politiques de McGill ainsi que des services d’accompagnement à ceux et celles qui souhaitent faire une dénonciation, à McGill ou à l’extérieur. Ses heures d’ouverture pour 2019-2020 sont les mardis de 13 h à 16 h et les vendredis de 10 h à 13 h.
Ressources pour les employé·e·s de McGill

  • Services de counseling pour les membres de l’AERUM : tout·e employé·e faisant de la recherche à McGill ayant été victime d’agression sexuelle, de violence conjugale ou d’abus peut accéder anonymement aux services de counseling et de soutien aux frais de l’AERUM.
  • Programme d’aide aux employé·e·s et à la famille : service gratuit et confidentiel offrant des services de référence et de consultation à court terme. Votre PAEF peut être rejoint par téléphone, internet ou application mobile 24/7 et il dessert les membres du personnel régulier, leurs époux ou épouses et enfants dans le cadre de leurs avantages sociaux.
Ressources sur le campus Macdonald

  • Bureau d’intervention, de prévention et d’éducation en matière de violence sexuelle (OSVRSE) : Le OSVRSE offre du soutien sur le campus Macdonald aux Services aux étudiant·e·s (Bureau 121, Centennial Centre) de 10 h à 16 h, bihebdomadaire, les mercredis – une liste complète des dates se trouve ici. Ces services de soutien sont disponibles durant les heures sans rendez-vous et en prenant un rendez-vous. Ceux et celles pouvant prendre un rendez-vous au préalable sont encouragé·e·s à le faire en contactant svoffice@mcgill.ca ou le 514 398-4486.
Accommodements possibles

Comme indiqué ci-dessus, après un acte de violence sexuelle, vous pouvez éprouver des difficultés dans les autres aspects de votre vie, incluant votre vie personnelle, professionnelle, et académique. Ceci est normal et ce n’est pas votre faute. En tant que survivant·e, vous avez la capacité et le droit d’accéder à des accommodements universitaires, professionnels et d’hébergement. Veuillez noter que vous n’avez pas à déposer une plainte officielle auprès de la police ou de McGill pour accéder à ces accommodements.

Les accommodements possibles incluent :

  • Examens ou devoirs reportés;
  • Changements de cours et/ou d’horaire;
  • Changements d’hébergement;
  • Ordonnances de non-communication.

Veuillez noter que vous ne devez pas déposer une plainte pour accéder à ces accommodements!

Si vous désirez obtenir du soutien pour accéder à ces accommodements, veuillez contacter :

Si vous avez des difficultés à accéder aux accommodements universitaires ou d’hébergement, ou si vous sentez que vos besoins ne sont pas comblés, veuillez contacter le/la V.P (Affaires universitaires) à ua@ssmu.ca.

Options de dénonciation

Une approche centrée sur les survivant·e·s exige que tous ceux et celles qui œuvrent dans la prévention de la violence sexuelle et dans la programmation de soutien priorisent les droits, les besoins, et les souhaits des survivant·e·s. Cela veut dire respecter vos propres souhaits. Déposer une plainte officielle après avoir été victime de violence sexuelle est votre droit et, plus important encore, c’est entièrement votre choix. Après avoir vécu de la violence sexuelle, à titre de membre de la communauté McGilloise, vous avez à votre disposition plusieurs endroits où déposer une plainte, incluant le système de justice pénale, le cadre des politiques de McGill et la Politique sur la violence sexuelle et genrée.

Pour en apprendre davantage sur les options de dénonciation, cliquez ici.

La culture du viol sur le campus et la défense de l’AÉUM

La culture du viol est définie par le gouvernement de l’Ontario comme « une culture où les idées dominantes, les pratiques sociales, les images des médias et les institutions sociétales tolèrent, implicitement ou explicitement, l’agression sexuelle en normalisant ou en banalisant […] la violence sexuelle et en blâmant les survivant·e·s d’avoir été abusé·e·s. » La culture du viol engendre un climat dans lequel nous acceptons que nos politiques, nos pratiques, notre maintien de l’ordre public et nos tribunaux ne réagissent pas correctement face au problème de la violence sexuelle. De plus, la culture du viol ouvre la voie à des taux de violence sexuelle plus élevés à travers les campus des universités et des collèges.

Pour en apprendre davantage sur les démarches entreprises par l’AÉUM pour faire face et démanteler la culture du viol, cliquez ici.