Violence sexuelle

Violence sexuelle

Vous trouverez ci-dessous une liste d’informations concernant la violence sexuelle sur le campus ainsi que les ressources communautaires disponibles à McGill. Dans ce texte, nous ferons référence aux personnes qui ont subi des violences sexuelles en tant que survivant·e·s, bien que nous comprenions que ce n’est pas tout le monde qui choisit de s’identifier de la sorte; toute terminologie choisie par quelqu’un pour définir ou caractériser son expérience de violence sexuelle, d’abus, d’agression, de préjudice et de traumatisme est un choix individuel valable et important.

Nous avons également cherché à inclure des informations sur toutes les mesures prises par l’AÉUM pour être proactifs/tives au niveau de la prévention et du soutien en matière de violence sexuelle sur le campus de McGill, au Québec et à travers le Canada.

Contenu des pages


1) Qu’est-ce que la violence sexuelle? Comprendre et reconnaître les expériences de préjudice
2) Réponse à la violence sexuelle et comment vous pourriez vous sentir
3) L’intersectionnalité de la violence sexuelle
4) Contact
5) Obtenir du soutien
6) Accommodements possibles
7) Options de dénonciation
8) La culture du viol sur le campus et la défense de l’AÉUM

Qu’est-ce que la violence sexuelle? Comprendre et reconnaître les expériences de préjudice

Souvent, les personnes qui subissent des préjudices ont du mal à reconnaître que leurs expériences sont effectivement de la violence sexuelle. Dans plusieurs cas, en raison de la culture du viol et de la normalisation de la violence sexuelle, à moins qu’une expérience ne constitue une forme grave d’agression, les individus ont du mal à reconnaître leurs expériences et à chercher du soutien. Il est important de comprendre que la violence sexuelle est une vaste catégorie qui englobe une gamme de préjudices. Ce n’est jamais de ta faute.

Selon notre À Notre tour : plan d’action nationale, dans les catégories les larges, la violence sexuelle est définie ainsi :

« Tout geste à caractère sexuel ou geste qui cible la sexualité d’un individu, son identité de genre ou son expression de genre, qu’il s’agisse d’un acte de nature physique ou psychologique, posé contre un individu sans le consentement de cet individu, y compris les menaces et les tentatives. »

Les exemples de violence sexuelle incluent, sans s’y limiter :

Réponse à la violence sexuelle et comment vous pourriez vous sentir

Tout le monde peut vivre de la violence sexuelle, peu importe son identité de genre. La réponse de chaque survivant·e face à un préjudice est individuelle : on ne s’attend pas à ce qu’un·e survivant·e agisse d’une manière précise. La réponse à la violence sexuelle peut être immédiate ou peut prendre plusieurs mois. Il peut y avoir des impacts sur certains aspects de votre vie, ou bien la situation peut être complètement bouleversante. Sachez simplement que vos réactions face à la violence sont normales et vos expériences sont valides. La guérison n’est pas souvent linéaire et le parcours de chaque survivant·e est unique.

Voici certains des effets possibles que vous pourriez expérimenter suite à votre réponse face à la violence sexuelle :

L’intersectionnalité de la violence sexuelle

À l’AÉUM, nous croyons que toutes les discussions entourant la violence sexuelle doivent adopter une approche intersectionnelle qui reconnaît la réalité que les individus de certains groupes marginalisés subissent la violence sexuelle à des taux plus élevés et différemment que ceux de communautés plus privilégiées.

Plus spécifiquement, il est primordial de reconnaitre que les personnes qui vivent différentes formes de marginalisation, incluant, mais sans s’y limiter, les femmes, les personnes trans et au genre non conforme, les personnes queer, les personnes de couleur et les personnes racialisées, les autochtones, les personnes provenant d’un statut socioéconomique plus faible et les personnes ayant un handicap sont affectées de manière disproportionnée par la violence sexuelle.

Contact

Si vous êtes en danger, veuillez quitter cette page et appelez immédiatement le 911.

La Politique contre la violence sexuelle sexospécifique de l’AÉUM a été créée pour fournir à la communauté de l’AÉUM une approche intersectionnelle centrée sur les survivant·e·s en matière de harcèlement sexuel, violence sexospécifique et violence sexuelle, et ce, dans le contexte de l’AÉUM. Les coordonnateurs/trices anti-violence (CAV) sont responsables de mettre en application les quatre valeurs qui suivent : prévention, soutien, mobilisation et réponse. Ils peuvent être contactés sur l’adresse courriel : avc@ssmu.ca.

Si vous avez été victime de violence sexuelle, sur le campus ou hors du campus ou avant votre temps à McGill, sachez que ce n’est pas votre faute et que vous êtes cru·e et soutenu·e. Historiquement, l’AÉUM a échoué à soutenir les survivant·e·s de violences sexuelles en plusieurs cas et à tenir ses membres et employés responsables pour les préjudices perpétrés. Cependant, l’équipe dirigeante actuelle va prendre des mesures concrètes pour déplacer la culture interne de l’AÉUM en travaillant simultanément avec les parties prenantes sur le campus pour but d’empêcher la violence sexuelle et de soutenir les survivant·e·s sur le campus de McGill.

Obtenir du soutien

Si vous ou un de vos proches êtes touchés par la violence sexuelle, sachez que vous n’êtes pas seul·e·s. Il n’y a pas de réponse attendue ou requise au traumatisme. Plusieurs survivant·e·s sont tristes, fâché·e·s, ou ne ressentent rien. Pour plusieurs survivant·e·s, ça peut prendre plusieurs mois ou années pour identifier leurs expériences comme des violences sexuelles. Quelles que soient votre/vos réponses à votre/vos expérience·s, il y a à votre disposition des options gratuites de soutien centrées sur les survivant·e·s, si vous désirez vous en prévaloir.

À McGill et dans la communauté montréalaise, il y a des ressources pour vous : des ressources de pair-à-pair, des ressources pour les étudiant·e·s, et les ressources de soutien institutionnel. La violence sexuelle est une forme spécifique de préjudice qui requiert souvent le soutien de professionnel·le·s spécialisé·e·s qui sont formé·e·s pour répondre aux traumatismes et à la violence sexospécifique. L’accès aux ressources est complètement à la discrétion des survivant·e·s et leurs besoins. Les ressources de soutien ci-dessous sont complètement confidentielles, sans jugement, et elles tiennent compte des traumatismes et disposent de personnel pouvant travailler avec les survivant·e·s de violences sexuelles pendant qu’ils/elles assimilent leurs expériences et recherchent la guérison. Les ressources gratuites sont disponibles à tout moment, peu importe quand le·s incident·s ont eu lieu.

Ressources étudiantes et pair à pair :
Ressources communautaires :
Ressources institutionnelles :
Ressources pour les employé.e.s de McGill :
Ressources sur le campus MacDonald :
Soutien en cas de crise :

Veuillez noter que si vous ou quelqu’un que vous aimez risque de se faire du mal ou de blesser autrui, demandez un soutien professionnel d’urgence en appelant le 911. Si vous préférez ne pas contacter les organismes d’application des lois, vous pouvez être mis en relation avec un soutien professionnel en cas de crise via la ligne d’assistance provinciale en matière de violence sexuelle, dirigée par le Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal au 514 933-9007 ou au 1 888 933-9007. Il est disponible tous les jours, 24 h/24.

Accommodements possibles

Comme indiqué ci-dessus, après un acte de violence sexuelle, vous pouvez éprouver des difficultés dans les autres aspects de votre vie, incluant votre vie personnelle, professionnelle, et académique. Ceci est normal et ce n’est pas votre faute. Comme survivant·e, vous avez la capacité et le droit d’accéder à des accommodements universitaires, professionnels et d’hébergement. Veuillez noter que vous n’avez pas à déposer une plainte officielle auprès de la police ou de McGill pour recevoir ces accommodements.

Les accommodements possibles incluent :

Veuillez noter que vous ne devez pas déposer une plainte pour accéder à ces accommodements!

Si vous désirez obtenir du soutien pour accéder à ces accommodements, veuillez contacter :

Si vous avez des difficultés à accéder aux accommodements universitaires ou d’hébergement, ou si vous sentez que vos besoins ne sont pas comblés, veuillez contacter le/la VP Affaires universitaires à ua@ssmu.ca.

Options de dénonciation

Une approche centrée sur les survivant·e·s exige que tous ceux et celles qui œuvrent dans la prévention de la violence sexuelle et dans la programmation de soutien priorisent les droits, les besoins, et les souhaits des survivant·e·s. Cela veut dire respecter vos propres souhaits. Déposer une plainte officielle après avoir été victime de violence sexuelle est votre droit et, plus important encore, c’est complètement votre choix. Après avoir vécu de la violence sexuelle, à titre de membre de la communauté McGilloise, vous disposez de plusieurs endroits où déposer une plainte, incluant le système de justice pénale, le cadre des politiques de McGill et la Politique contre la violence sexuelle et sexospécifique de l’AÉUM.

Pour en apprendre davantage sur les options de dénonciation, cliquez ici.

La culture du viol sur le campus et la défense de l’AÉUM

La culture du viol est définie par le gouvernement de l’Ontario comme « une culture où les idées dominantes, les pratiques sociales, les images des médias et les institutions sociétales tolèrent, implicitement ou explicitement, l’agression sexuelle en normalisant ou en banalisant […] la violence sexuelle et en blâmant les survivant·e·s d’avoir été abusé·e·s. » La culture du viol engendre un climat dans lequel nous acceptons que nos politiques, nos pratiques, notre maintien de l’ordre public et nos tribunaux ne réagissent pas correctement face au problème de la violence sexuelle. De plus, la culture du viol ouvre la voie à des taux de violence sexuelle plus élevés à travers les campus des universités et des collèges.

Pour en apprendre davantage sur les démarches entreprises par l’AÉUM pour faire face et démanteler la culture du viol, cliquez ici.