Déclaration de l’AÉUM condamnant l’appel en faveur de l’indemnisation des enfants des Premières Nations

Déclaration de l’AÉUM condamnant l’appel en faveur de l’indemnisation des enfants des Premières Nations

À toute la communauté étudiante,

Les étudiants et étudiantes autochtones condamnent avec la plus grande fermeté la récente décision du gouvernement fédéral d’en appeler du jugement du Tribunal canadien des droits de la personne concernant l’indemnisation des enfants des Premières Nations ayant été victimes des organismes de protection de la jeunesse. De plus, nous reconnaissons et sommes réceptifs à l’appui que nous avons reçu de l’Association Étudiante de l’Université McGill qui a tenu le gouvernement responsable de cette décision erronée. Cet appel judiciaire du gouvernement libéral démontre un manque d’empathie et de respect envers les enfants des Premières Nations qui ont été victimes des organismes de protection de la jeunesse. De plus, nous condamnons l’incapacité totale du gouvernement fédéral à reconnaître ses propres lacunes en ce qui concerne le jugement du Tribunal.

Le jugement du Tribunal des droits de la personne souligne que le gouvernement fédéral exerce une discrimination active contre les jeunes des Premières Nations en sous-finançant des services sociaux clés, notamment l’accès à l’éducation et aux soins médicaux. De plus, l’Assemblée des Premières Nations note que le gouvernement fédéral est au courant de ses pratiques discriminatoires concernant les services à l’enfance et à la famille des Premières Nations. Les effets de ces pratiques discriminatoires connues exacerbent d’autres problèmes sociaux plus vastes, comme les traumatismes intergénérationnels causés par le système des pensionnats.

Dans sa décision, le Tribunal a notamment ordonné au gouvernement fédéral de verser 40 000 $ à chaque enfant victime des organismes de protection de la jeunesse sous les gouvernements libéral et conservateur. Le jugement estime que plus de 50 000 enfants ont été enlevés dans les Prairies, en Colombie-Britannique et au Yukon. Ce nombre est plus élevé que le nombre d’enfants victimes du système des écoles résidentielles pendant ses heures les plus sombres. Cette décision fait suite à un jugement rendu par le Tribunal en janvier 2016, selon lequel « le Canada était conscient de la discrimination et de certaines de ses conséquences graves… Le Canada s’est concentré sur des préoccupations financières plutôt que le meilleur intérêt des enfants des Premières Nations et le respect de leurs droits humains. »

Nous nous opposons fermement au traitement des enfants des Premières Nations et nous exprimerons cette opposition par une manifestation jeudi prochain. En tant qu’étudiants et étudiantes autochtones, nous espérons que nos alliés et alliées se joindront à nous sur le campus pour condamner le traitement des enfants et des jeunes Premières Nations.

Pour plus d’informations concernant notre prochaine manifestation, veuillez envoyer un courriel à iac@ssmu.ca ou visitez le lien ici.

Signé,

Tomas Jirousek / Commissaire aux affaires autochtones de l’AÉUM et Président de la Commission des affaires autochtones de l’AÉUM | iac@ssmu.ca

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