DÉCLARATION CONDAMNANT LE PROJET GNL QUÉBEC-GAZODUQ ÉNERGIE SAGUENAY

DÉCLARATION CONDAMNANT LE PROJET GNL QUÉBEC-GAZODUQ ÉNERGIE SAGUENAY

DÉCLARATION CONDAMNANT LE PROJET GNL QUÉBEC-GAZODUQ ÉNERGIE SAGUENAY

26 novembre, 2020
À la communauté de McGill,
L’AÉUM tient à condamner sans équivoque le projet Québec-Gazoduq Énergie Saguenay. Ce projet de gazoduc entre l’Alberta et le Québec contribuerait à aggraver la crise climatique et menacerait non seulement les communautés environnantes, mais également les espèces en voie de disparition le long du fleuve Saint-Laurent et du fjord du Saguenay. De plus, ce projet n’apporterait que peu ou aucun gain économique à la région. Conformément à nos politiques sur la pérennité environnementale et sociale, L’AÉUM s’oppose résolument à ce projet.

Une consultation publique est actuellement en cours pour le gazoduc mesurant 782 kilomètres de long (le projet « Gazoduc ») qui transporterait le gaz naturel albertain vers une usine de liquéfaction au Saguenay, Québec (« GNL Saguenay »).

Les scientifiques ont critiqué la proposition, en soutenant qu’elle aggraverait la crise climatique, car l’extraction et la production de ce combustible produiraient 8 millions de tonnes d’équivalent de CO2 par an, et un total de 50 millions de tonnes si l’on compte la combustion du gaz — ce qui représente environ 10 millions de voitures mises en circulation chaque année. Gazoduc-GNL, comme tout projet d’extraction, est incompatible avec un impératif urgent de limiter la progression du changement climatique, qui est ressentie en premier lieu et de manière plus dure par ceux et celles qui vivent déjà dans des conditions difficiles dues aux inégalités systémiques.

Qui plus est, le gaz naturel serait exporté par des méga-pétroliers effectuant au moins 300 transits par an à travers le fjord du Saguenay et le fleuve Saint-Laurent, ce qui mettrait en péril les communautés riveraines et l’habitat essentiel du béluga du Saint-Laurent, une espèce en voie de disparition. Selon Pêches et Océans Canada, ces risques pour les écosystèmes marins n’ont pas été suffisamment évalués par le promoteur, qui a omis de prendre en compte l’impact potentiel du projet sur la population de bélugas.

Les économistes ont également rejeté l’affirmation du promoteur, qui prétendait que la construction et l’exploitation des installations se traduiraient par des avantages économiques, soulignant une pénurie de main-d’œuvre dans la région. Rien ne prouve en outre que la production de gaz naturel liquide remplacera des formes d’énergie plus polluantes. Dans ce contexte, il est troublant de constater qu’un certain nombre de ministres du CAQ, dont le premier ministre François Legault, ont déjà exprimé leur soutien au projet, avant même que les consultations avec les experts et les communautés concernées ne soient achevées.

C’est pourquoi, avec le soutien indéfectible et enthousiaste du Conseil législatif, L’AÉUM se montre solidaire avec la Coalition Fjord et sollicite les étudiants et étudiantes ainsi que les membres de la communauté à se joindre à nous pour signer sa pétition « NON au gaz fossile de GNL Québec ! » afin d’exiger que le gouvernement provincial rejette le projet et procède à des réinvestissements dans les sources d’énergie durable.

Cette déclaration ainsi que la motion sur laquelle elle s’appuie seront soumises au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement lors des consultations publiques sur le projet Énergie Saguenay.

Signé,

Commissaires chargées du développement durable

Secrétaire générale aux affaires universitaires

Brooklyn Frizzle/VP (Affaires universitaires)

Jemark Earle/Président

Gifford Marpole/Vice-président (Finances) 

Maheen Akter/Vice-présidente (Vie étudiante) 

Ayo Ogunremi/Vice-président (Externe)

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